La victoire du Peuple

La victoire du Peuple est proche, on n' a pas besoin de négociations, dixit CIRAMUNDA le chef de la rébellion burundaise


Le 15 juillet 2011, sur les ondes de la radio Afrika numéro 1, le chef de la rébellion burundaise a brosse la situation de son mouvement dans une intervention de presque 15 minutes sur la chaine internationale. En voici la teneur.

Voua avez décidé de réduire a presque au néant vos interventions médiatiques depuis votre dernière intervention sur notre chaine en décembre dernier, pouvons nous savoir pourquoi ?

Cela fait parti de la stratégie de communication de notre mouvement. En bien des cas, le tapage médiatique peut nuire a notre action. Cela permet aussi a nos adversaires de ne pas nous perturber dans notre lutte. L'essentiel de nos communications vont directement au peuple burundais, dans leurs ménages ou sur leurs lieu de travail. C'est plus efficace.

Un dirigeant du service renseignement burundais vient de nous confirmer que votre mouvement est un mouvement compose de nostalgique tutsi qui veulent reprendre le pouvoir par tout les moyens  et que vous avez de bonnes relations avec l'ancienne armée FAB.

C'est de bonne guerre. Je les comprend. Ils sont perdu. Notre mouvement est national et est compose de burundais cosmopolites. La question ethnique n'existe pas chez nous. Ce sont des démons qui existent uniquement dans les têtes des occupants de Bujumbura particulièrement ceux du CNDD-FDD et de l'UPRONA. Nous ne sommes pas un mouvement du passe. Nous nous focalisons sur l'avenir de notre nation. Pourquoi donc aller vers une armée qui a été démantelé depuis plus de 10 ans. Mais je peux vous confirmer que nous avons de très bonnes relations avec certains militaires de l’armée actuelle et nous avons la certitude que le moment venu ils rejoindront notre mouvement en masse.

Le gouvernement burundais vous a situe en 2eme position sur la liste des personnes a convaincre de rentrer pour négocier. Qu'en pensez vous ?

J'ai eu vent de cette liste par le biais d'un ami ambassadeur mais cela ne me concerne pas car pour moi on ne négocie pas avec un homme mais avec un mouvement politique armée et dans le cas du Burundi, c'est avec le peuple en armes qu'il faut négocier pas avec CIRAMUNDA.

Mais je fais un clin d' œil a ceux qui nous demande de négocier. Nous n'allons jamais négocier avec un pouvoir qui tue, spolie, vole, et viole les droits de notre peuple. Nous avons la victoire a la porte de la main pourquoi négocier. La victoire du Peuple est proche, on n' a pas besoin de négociations.


Un troisième groupe armé vient d'ouvrir le feu a Bujumbura. Quelles sont vos relations ?

Aujourd'hui au Burundi il y a quatre groupes armées bien organisés et éparpillés sur tout le territoire national. C'est notre politique depuis le début. Le MNB coiffe politiquement ces groupes pour en faire des interlocuteurs valables aux yeux de la communauté internationale et des bailleurs de fonds. Nous sommes en permanence en relation. Chaque groupe qui naitra devra avoir notre avale. D'une part parce que nous avons été les premiers a nous lancer dans la lutte et en plus nous avons une ouverture politique qui nous facilite la coalition militaire avec ceux qui partagent nos idées.

Votre délégation qui a rencontre le secrétaire général des nations unies était constitue uniquement des garçons de la ville. Ce qui a irrite pas mal de burundais de la diaspora qui se sentent exclu de votre mouvement.

Non, cela se sont des cliches faciles. En effet la tête de notre mouvement est composée de citadins puis-qu’aujourd’hui ce sont eux qui ont pris conscience  de la gravite de la situation. Vous savez ce sont des gens qui n'ont pas ce caractère ethnique venu dans campagnes burundaise. Le régionalisme, l'ethnisme se sont de concepts utilises par les fils et filles de campagnards qui sont venu vivre en ville et qui ont cru comprendre qu'en divisant ou en se regroupant politiquement en ethnies ou clans ils pourront y trouver de quoi vivre. Ils ont fait de la politique leur gagne pain. C'est ce système que nous combattons et les paysans dans nos villages adorent notre façon de voir les choses d’où notre succès auprès d'eux. Aujourd'hui le paysan burundais a tout compris. On ne peut plus le tromper continuellement.

Le chef d’état major actuel est un garçon de la capitale, vous le combattez quand même ?

Des qu'il a rejoint le CNDD dans le maquis il venait de signer son appartenance ethnique face a ces concitoyens. Ils ont tues des tutsi a Buta. Ils ont séparés les tutsi et les hutus dans les bus de transport et ont massacres les tutsi, violée nos mères et nos sœurs, brulant les biens de la population. Nous n'avons rien oublie. Avec tout cela il ne peut pas être des notre. Il doit plus tôt répondre devant un tribunal.

Quelles sont vos relations avec l'opposition politique ADC-IKIBIRI ou avec le FNL ?

Aucune

Aujourd'hui qu'est ce que vous demandez clairement au gouvernement de Bujumbura ?

De partir tant qu'il est temps ! La chaussée d'Uvira reste grandement ouverte.

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