Intervieuw 05.02.2011

Interview du Porte parole du M.N.B. (1)


Depuis le lancement de l'appel du 14 novembre 2010 beaucoup d'eau ont coulé sous la rivière. Le Président du M.N.B. garde le statu quo face à la presse c'est à dire le silence. Il laisse aujourd'hui le porte parole du Mouvement de répondre aux questions de notre agence. Les questions sont en rapport avec les réactions que nous avons reçu de la part des internautes et amis du Burundi. Cette longue interview sera diffusée en quatre partie.

PREMIÈRE PARTIE


Madame ITANGISHAKA Léane, bonjour

Bonjour.

Vous êtes parmi les fidèles du président du Mouvement National Burundais. Vous sentez vous à la hauteur pour répondre à nos questions sur la vie politique et publique de votre mouvement.

La marge que je dispose sur ce sujet me semble suffisante pour croire en la satisfaction de vos attentes.

Merci. Je commencerai par l'appel du 14 novembre 2010, elle consistait en quoi ?

Il y a eu beaucoup d'incompréhensions à ce sujet. Le Mouvement a lancé un appel à tous les burundais et amis du Burundi pour prendre conscience de la situation qui prévalait au pays. Ce qui était d'actualité c'est une probable existence d'une rébellion naissante sous la houlette de l'ADC-IKIBIRI. Nous avons demandé à ce que l'on soutienne cette action puisque c'était une des solutions à nos yeux à cette époque.

Beaucoup de burundais ont mal compris cet appel en croyant que nous avons déclaré être tout simplement la nouvelle rébellion en question.

Et l'interview sur Afrique numéro un ?

Je peux donner ma tête à couper que ce n'est pas un membre du Mouvement qui l'a fait et loin d'être notre président. Ceux qui l'ont organisé ont voulu nuire à la personne du Président mais ils n'ont pas réussit. Beaucoup en ont profité pour en découdre mais sans succès.

Qui par exemple ?

Le colonel BAGAZA  n'a jamais pardonné à CIRAMUNDA d'avoir tenter de l'évincer à la tête du PARENA en 2002. Il a sauté sur cette occasion pour se venger en l'insultant par médias interposés.

Et justement les médias ?

Certains journalistes burundais doivent encore apprendre à mettre de coté les conflits personnels quand ils travaillent. Thierry NDAYISHIMIYE qui a tenté à plusieurs reprises de voler le journal "nouvelle vision" à son patron de l'époque a également profité de cette occasion pour le salir. Tout le monde sait que sans le soutien de CIRAMUNDA, Thierry serait toujours entrain d'errer comme un mendiant, un vas nu pied, dans Bujumbura comme il le faisait avant que CIRAMUNDA  ne lui donne de la valeur en l'embauchant en tant que responsable de la rédaction du médium Nouvelle Vision.

Plus étonnant est la réaction de KABURAHE qui s'est illustré en salissant CIRAMUNDA via son site arguant le coller copiage de Bujumbura News. Nous avons des copies des e-mail qui attestent de la collaboration entre les deux hommes. KABURAHE avait autorisé Bujumbura News de publier ses articles. Mais même sans cela rien ne pouvait empêcher Bujumbura News de publier ces articles puisque déontologiquement sur le net il ne suffit que de citer la source et c'est tout. 
KABURAHE est victime du complexe des ONG qui l'aide. Il croit qu'il doit leur rendre des comptes à chaque fois qu'il se passe quelque chose au Burundi comme informateur et fait de lui un mendiant. Les aides qu'il reçoit des occidentaux l' handicape. En s'attaquant à notre président il a cru gagner la sympathie auprès de ceux qui le nourrissent. Il s'est trompé et aujourd'hui il le regrette. N'eut été la clémence de CIRAMUNDA il aurait déjà comparu pour diffamation, insultes graves et mensonges organisés pour nuire aux relations entre les états devant la police fédérale belge.

Le plus maladroit fut RUKINDIKIZA qui ne connait ni d'Adam ni d'Eve CIRAMUNDA. Sur ce, il a récolté ce qu'il a semé et aujourd'hui les autorités Françaises et Rwandaises sont à ses trousses. Il va d'ailleurs répondre bientôt devant les juridictions françaises pour des actes de conspirations et de diffamations contre certaines personnes. Il a demandé pardon et notre président en bon catholique lui déjà pardonné. Des petits hommes qui ne savent pas sur quel terrain ils s'aventurent.


Revenons à la suite. Quand votre président décide d'entrer dans la clandestinité. C'était quoi au juste ?

Les circonstances et les situations peuvent changer la vie d'un homme et bien évidement celle d'un mouvement. Après l'appel du 14 novembre 2010 beaucoup de choses sont intervenues pour transformer rapidement nos actions. Celui qui a organisé le coup de l'interview sur Afrique N°1 nous a rendu un grand service au niveau des contacts politiques.

Heureusement que la radio BONESHA FM n'a pas diffusé le démenti du président du Mouvement. Ils nous ont rendu un grand service.


Comment ?

Pour comprendre il faut remonter à 1996 quand BUYOYA fait son coup d'état le 25 juillet. Après le putsch, le Mouvement avait décidé de combattre ce nouveau régime par les armés. BAGAZA en a profité pour s'allier à nous et c'est comme cela que nous avons accepté d'aller négocier pour lui à Arusha en Tanzanie dans les rangs du PARENA. Notre président a même était nommé à l'époque Représentant du PARENA en Scandinavie. Il était à cette époque avec des opposants farouche au régime BUYOYA tel que Feu HITIMANA Mathias du PRP, NIYONZIMA Déo de la SOJEDEM, BWEJERI Jean de l'ARPAC et bien d'autres.

A cette époque CIRAMUNDA avait pour mission d'organiser une rébellion pour faire plier le régime. Il avait réussit à regrouper pas mal d'éléments pour cette cause. Le plan est tomb
é à l'eau quand BAGAZA a décidé de soutenir BUYOYA à la place de BAYAGANAKANDI pour diriger la première tranche de la transition uniquement parce qu'il n'était pas de Bururi. Cela a irrité les soutiens occidentaux de CIRAMUNDA et le plan du soulèvement armés fut abandonné jusqu'à la fameuse interview sur Afrique n°1.

Les amis de CIRAMUNDA lui ont demandé de réactiver le réseau sachant bien que ce n'était pas lui l'auteur de l'interview mais uniquement parce qu'ils savent qu'il est le seul capable de mener à bien ce projet de renversement du pouvoir de Bujumbura. Il a accepté et le train est déjà loin en ce moment.


Où en êtes vous maintenant ?

Les premières alliances ont été difficiles parce que certains groupes comme le FNL cachait leur jeu. Maintenant nous avons suspendu toutes tentatives d'alliances avec n'importe quel groupuscule. Nous allons continuer seul et aujourd'hui notre autonomie est plus que parfaite.

Que dites vous des sources qui confirment que CIRAMUNDA est à la solde des services de renseignements burundais ?

C'est une invention meurtrière. Notre président ne peut pas travailler avec le SNR. Qu'est ce qu'ils pourraient lui donner en échange. Rien de rien. Ces moyens financière lui permettent d'être à l'abri de ce genre de chose. C'est plutôt eux qui peuvent venir se vendre chez lui et pas le contraire.


Dernièrement vous avez claqué la porte aux négociateurs venu de Bujumbura parce qu'ils vous accusez d'être à la solde des BANYABURURI et plus particulièrement de BUYOYA.

Oui nous avons pris cela comme une insulte et nous sommes parti. D'ailleurs nous y sommes allé par simple curiosité nous même n'avions l'intention de négocier avec ces troubadours.

Mais BUYOYA et CIRAMUNDA ont des liens forts puisque ce dernier lui a même vendu une de ses maisons à Bujumbura.

C'est tout a fait faux. La maison en question a été vendu à un certain Roger GATERETSE pour un montant de 750 millions de francs burundais et déclaré au fisc burundais. J'ai même eu l'occasion de voir le contrat de vente. C'est la même chose pour la deuxième maison qui a été vendu au même prix à Mme Aude NDAYIZEYE. Je ne vois pas ce qui pourrait confirmer alors cette relation. Je peux vous confirmer que ces deux personnes ne se connaissent même pas. Le président BUYOYA peut le confirmer.

En ce qui concerne les banyabururi. Il est vrai qu'en décembre 2010 beaucoup de jeunes issus de la diaspora se sont intéressés à notre mouvement. Un groupe de jeunes banyabururi d'Europe a voulu s'approprier des actions du Mouvement et nous les avons mis vite à l'écart et aujourd'hui tout est en ordre sur ce point. Certain ont cru vouloir profiter du fait que l'épouse de notre président est de Bururi pour nous infiltrer mais le caractère nationale a vaincu et ils sont actuellement à la place où ils étaient avant notre appel.


Le parcours politique de votre président est très mal connu et prête à la confusion. Ce qui permet à vos adversaires de lancer du n'importe quoi sur le web et faire croire que c'est la vérité. Qui est CIRAMUNDA ?

Ça c'est son domaine particulier. Je lui laisse le soin d'y répondre. Mais je sais qu'il n'y a rien à ajouter car sur son site privé, son parcours est claire. Il suffit de le visiter. Je vais tenter tout de même d'éclaircir l'opinion sur ce que moi je sais de lui.


(Fin de la Première partie)

Réalisée le 5 février 2011
Agence des Patriotes Burundais, APB

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